Le jardin est ici spatial et plastique. D’apparence intrigante, sa silhouette est blanche et laiteuse. Déstructuré, polymorphe, le jardin semble flotter tel un nuage échoué au sol. La finesse de sa membrane protectrice (filets micro perforés agricoles anti-insectes) laisse percevoir depuis l’extérieur les plantes et fleurs qui tapissent le sol en son antre. Le jardin est celui du paradis, loin des jardins verdoyants courants, il se distingue par le blanc immaculé qui y prédomine. Le paradis est ici un jardin clôturé, en écho de son origine (du persan pairi daiza signifiant jardin clôturé). Il ne s’offre pas spontanément à voir mais doit plutôt se mériter, rendant ainsi le visiteur moins passif qu’à l’accoutumée. Ce dernier doit l’approcher, l’appréhender, le contourner pour y découvrir un espace où les repères habituels majeurs tombent : l’horizon disparaît pour transporter le visiteur dans un autre univers aux senteurs variées. Une parenthèse. Qui sait, au paradis ?
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2 Comments
1 Romain wrote:
Quelle prose ! On s’y croirait presque.
2 Gambero wrote:
Très original et même tentant. C’est un concept séduisant et on a envie de le mettre en oeuvre chez soi. La question que je me pose est celle de la résistance aux intempéries : pluie, tempête… et de la protection thermique : le matériau a-t-til une fonction régulatrice de température ou accentue-t-il la chaleur à l’instar d’une serre ?