A l’automne 2008 les médias dévoilent au monde la situation économique dans laquelle il se trouve.
Effondrement de la bourse, faillites bancaires, arrêt des investissements, des crédits.
Tandis que le système financier s’écroule, l’anxiété, elle, croît de façon inversement proportionnelle.
L’état de crise est déclaré.
Le monde entier retient alors son souffle, et attend.
L’installation CRISIS nous propose, la traduction tangible du processus – même de la crise financière.
Sur la base des données recueillies auprès des bourses du monde entier, les architectes concrétisent le phénomène en un paysage à la fois fascinant et inquiétant.
Le monde boursier sort ici de son immatérialité et de son ubiquité pour être contenu en un lieu, en un temps, en une matière***.
Graphiques et courbes abandonnent toute abstraction pour nous offrir une image lisible, d’une clarté saisissante.
Les données ainsi traduites semblent plonger sous nos yeux, comme dans une course effrénée, depuis les sommets jusqu’aux tréfonds, jusqu’à l’engloutissement total.
L’effondrement du système économique mondial nous apparaît alors dans sa plus terrifiante expression : déferlante inexorable, traversant notre espace en un instant pour continuer une course dont nous ne pouvons être que les spectateurs.
Laure Marian





























