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Cherchant à renouveler totalement la typologie du collège, le projet ambitionne de mettre en place un principe architectural innovant, dont la cohérence lui permettrait d’être appliqué à la conception & réalisation de collèges de toutes tailles et pouvant s’adapter à tout gabarit imposé, voire à tout contexte.

Cette ambition prend la forme d’un collège idéal, ouvert sur la ville et sur son environnement social, par l’imbrication complexe au sein d’un même bâtiment? de deux programmations  aux formes architecturales distinctes : le collège du troisième millénaire.

Si ces deux entités interagissent et dépendent donc l’une de l’autre aux heures d’ouverture du collège, elles restent néanmoins distinctement identifiables (par la différence de  traitement de façade notamment) et peuvent fonctionner, de manière autonome, rendant le bâtiment constamment exploitable.

La première entité, spécifique au collège abrite les locaux propres à ce dernier (locaux d’enseignement) et reste uniquement accessible aux heures d’ouverture de celui-ci.

La seconde entité quant à elle, abrite les programmes plus publics et donc plus flexibles, pouvant servir à d’autres escients (halls, salle polyvalente, préau, cantine, gymnase, cours de récréation etc.), articulés par des espaces communs généreux (espaces de rencontre).

Cette entité fonctionne sur le modèle d’une structure osseuse, s’affirmant comme l’élément programmatique majeur, assurant l’équilibre de l’ensemble du projet. Elle est en quelque sorte la colonne vertébrale du collège, l’espace d’interaction entre le domaine public environnant et les espaces purement dédiés à l’enseignement.

Elle se caractérise et se distingue par son ossature métallique porteuse apparente, affirmant  son rôle structurel essentiel, assurant en effet à elle seule la stabilité de l’ensemble de l’édifice. D’autre part, sa particularité s’exprime par la composition innovante de sa façade, constituée de panneaux béton haute performance préfabriqués (blanc teinté dans la masse), pouvant intégrer vitrages ouvrants (système de double peau), éoliennes (façades ouest et nord-ouest au dessus de la cour basse), panneaux solaires (toiture et façade sud) ou pots à plantes grimpantes (sur cours), selon leur orientation ou leur emploi en façade.

Ainsi, halls, préau, cantine, gymnase, salle polyvalente résonnent comme autant d’espaces accessibles au public le soir, le week-end ou encore durant les vacances scolaires. L’image multiple alors véhiculée par ce nouvel archétype de collège permettrait aux élèves, à leurs parents, aux professeurs, au personnel comme aux riverains de s’en approprier l’espace et de faire du collège de demain, non pas un bâtiment hermétique, tourné sur lui-même mais au contraire?une plateforme ouverte  sur la ville.

Véritable catalyseur, le collège deviendrait un nouveau type d’équipement auquel la «?simple?» appellation de collège ne suffirait plus, tant la variété d’activités pouvant s’y dérouler serait diverse et variée.

De la sorte, la cantine pourrait accueillir un restaurant, la salle polyvalente un lieu d’exposition, le préau une salle de spectacle, le c.d.i un centre de documentation de quartier, le gymnase  un complexe sportif à l’échelle de la commune ou de l’agglomération ou encore les cours et espaces de rencontres pourraient quant à eux devenir de véritables squares, places publiques et salons ouverts sur le contexte environnant où les riverains pourraient se retrouver.

Le collège du troisième millénaire fonctionnerait ainsi sur une toute autre logique et résonnerait comme une extension de l’espace public, permettant son intégration naturelle dans son contexte environnemental, social et culturel.

Département de l’Oise

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